La cuisine du Sud est un mélange d’influences thaïlandaises, malaises, indiennes et chinoises. Bien que certains plats de cette région aient la réputation d’être très épicés, il existe de nombreuses options si vous préférez quelque chose de moins relevé. Voici 9 spécialités à goûter lors de votre prochaine visite dans le sud de la Thaïlande.
Le sataw (également appelé haricot amer ou haricot puant) est un ingrédient particulièrement associé à la cuisine sudiste. Ce haricot vert nutritif provient d’un arbre et donne un goût de noisette lorsqu’il est ajouté aux plats. Il se marie particulièrement bien avec les crevettes dans un grand classique du Sud, le pad sataw kung (sataw et crevettes sautés). Les chefs ont leur propre recette pour la sauce indispensable, mais les ingrédients couramment utilisés sont le piment, l’ail, les feuilles de lime kaffir, la citronnelle, la pâte de crevettes et le curcuma.
Le khao yam est un autre classique. Cette salade de riz épicée est un mélange sain d’herbes et de légumes. Les ingrédients utilisés peuvent varier mais comprennent généralement des piments, des crevettes séchées, des feuilles de lime kaffir, de la citronnelle, de la noix de coco grillée et de la mangue acidulée. La sauce piquante – connue sous le nom de nam budu – est composée de poisson mariné et de sel. Le khao yam est souvent joliment présenté. Le riz est parfois coloré avec des fleurs de pois d’Angole pour lui donner une teinte violette ou avec des fruits de gardénia pour lui donner une teinte jaune.
L’ingrédient clé du moo hong est une tranche de poitrine de porc bien grasse. Dans un bon moo hong, la viande est cuite jusqu’à ce qu’elle soit tendre et fondante. Chaque chef a ses ingrédients préférés, mais la poitrine de porc est généralement braisée dans un savoureux mélange de poivre noir, de racine de coriandre écrasée, d’ail, de sucre de palme, de sauce soja et d’anis étoilé.
Comme son nom l’indique, le Hokkien mee est un plat de nouilles d’origine chinoise. Vous trouverez ce plat dans toutes les villes du Sud, mais c’est peut-être à Phuket Town qu’il est le plus connu. Qu’il soit consommé au déjeuner ou au dîner, le Hokkien mee fait toujours l’unanimité. Il est composé de nouilles jaunes aux œufs et cuit au wok dans une sauce au soja avec des fruits de mer, du porc et des légumes. Les vendeurs demandent généralement si vous souhaitez un œuf à la coque et nous vous conseillons de le prendre. Le jaune d’œuf coulant ajoute une dimension supplémentaire à ce plat déjà délicieux.
On trouve du poulet frit à la Hat Yai dans toute la Thaïlande, mais c’est la ville de Hat Yai, dans le Sud, qui revendique la version originale. La version de Hat Yai se distingue par quelques caractéristiques. La marinade utilisée contribue à rendre la viande tendre et donne au poulet une pâte légère et croustillante. Toutefois, c’est l’ajout d’échalotes frites en guise de garniture qui différencie le Hat Yai des autres versions de poulet frit du pays.
Si vous aimez les plats piquants et brûlants, essayez une assiette de khua kling. Ce curry sec ne manque pas de punch. La principale protéine utilisée est généralement du poulet ou du porc haché. Le tout est frit à sec avec un mélange aromatique de piments, de pâte de curry, de galanga, de feuilles de lime kaffir et de citronnelle. Le khua kling est un aliment de base de la cuisine du Sud.
Autre plat épicé, le gaeng som. Le nom se traduit par “curry aigre”, le jus de citron vert apportant les notes acides et les piments le piquant. L’ingrédient principal est le poisson (souvent du bar) et, contrairement à de nombreux currys thaïlandais, aucun lait de coco n’est utilisé. Les autres ingrédients sont l’ail, la papaye verte, les échalotes, la pâte de crevettes et le curcuma.
Dans toute la Thaïlande, il existe différentes versions de plats à base de kanom jeen (fines nouilles de riz). Dans le Sud, vous verrez différentes versions du curry, dont le kanom jeen nam ya pu (curry de crabe jaune dans des nouilles).
L’humble roti a été introduit en Thaïlande par les migrants indiens. Bien que l’on trouve ces crêpes dans tout le pays, elles sont encore associées au Sud. De nombreux touristes connaissent déjà les rotis en tant que dessert, les vendeurs de rue préparant habilement des crêpes avec du lait concentré, des bananes, des mangues et d’autres garnitures sucrées. Dans le Sud, les rotis sont souvent servis avec un œuf au plat et coupés en morceaux croustillants. Servis en accompagnement de plats salés au curry, ils peuvent être arrosés d’un verre de thé thaïlandais glacé pour un petit-déjeuner classique et bon marché.




















